dimanche 20 décembre 2015

Bonnes fêtes !

Je vais me faire toute petite en cette fin d'année 2015 et rentrer dans ma tanière (ou mes tanières, j'en aurai trois, trois lieux importants pour moi) pendant quelques jours. Mais je ne vais pas vous laisser sans faire un petit bilan de cette année 2015 qui, si elle fut désastreuse sur le plan des événements, fut une magnifique surprise pour moi sur le plan personnel. Merci à vous d'avoir accueilli mon nouveau blog avec chaleur. Je vous dis à très bientôt. Profitez de ces fêtes de fin d'année pour faire le plein de tendresse. 

Voici quelques une de mes bonnes surprises de l'année:

Mon roman coup de coeur:
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Pour de nombreuses raisons, ce roman m'est très cher. Et c'est mon seul coup de coeur en 2015. Je 'en souhaite de plus nombreux en 2016. 

Ma série coup de coeur:
je vous parlerai bientôt d'une série que je viens de découvrir et qui me plait beaucoup. Mais la série qui m'a tant plu qu'il m'était impossible de ne pas enchaîner immédiatement avec la deuxième saison, c'est celle-ci:

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Mon film coup de coeur:
J'ai vu de très bons films cette année qui a marqué mon retour régulier dans les salles de cinéma, toujours en bonne compagnie sauf deux fois. C'est pourtant un film vu seule qui m'aura le plus marquée. 

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Ma découverte restaurant de l'année:

Terres latines est un endroit à Clermont-Ferrand où on peut acheter de la charcuterie de qualité et manger d'excellents plats italiens. Vous avez le choix entre quatre sortes de pâtes ou six tapas à choisir dans une liste (on coche que le menu) en panachant le sucré et le salé. J'aime particulièrement le risotto, la charcuterie, et les churros au chocolat. L'accueil est toujours souriant. Cerise sur le gâteau, j'y ai toujours mangé e excellente compagnie. J'espère ne pas finir l'année sans y manger pour la troisième fois. 

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Ma chanson coup de coeur:
Ecoutée en boucle en juin, elle a pour moi un visage à fossettes:


jeudi 17 décembre 2015

Comment c'est loin (Orelsan et Christophe Offenstein)

Comment c’est loinDans ce film, Orelsan raconte l'histoire du premier titre qu'il écrivit en entier avec Gringe. Fils d'une institutrice et d'un directeur d'école, Orelsan n'est pas le typique rappeur de banlieue. Il est né à Alençon et a fait ses études à Caen. C'est d'ailleurs à Caen que se déroule l'action du film. Orelsan et son ami Gringe se font remarquer sur une radio par des producteurs locaux qui leur paient la location d'un appartement pour qu'ils puissent écrire leurs chansons. Mais Orlesan travaille de nuit dans un hôtel et n'est absolument pas productif la journée. Quant à Gringe, il est plus attiré par la drague de filles plus jeunes que lui que par l'écriture d'une chanson.

Evidemment, si vous n'aimez pas Orelsan, si vous êtes encore bloqués par cette polémique ridicule qui a accompagné la sortie de son titre "Sale pute", passez votre chemin. Si par contre vous êtes assez intelligent pour avoir compris que comme tout auteur de fiction, Orelsan s'est dans ce titre controversé mis dans la peau d'un personnage, si en plus vous aimez le rap français, vous avez toutes les chances d'aimer ce film. Orelsan et Gringe y font preuve de beaucoup d'autodérision, donnant tout son sens au mot procrastination. J'ai trouvé ces deux personnages très sympathiques même si bien sûr on a parfois envie de leur mettre une claque ou deux pour les réveiller. Et puis surtout, la bande son est très réussie. Un petit film sans prétention que je ne regrette pas d'avoir vu, d'autant que j'ai aimé le jeu d'acteur de Gringe.
Sortie: le 09 décembre 2015

A conseiller aux curieux. 
Merci à mon fils qui m'a fait connaître Orelsan. 








mardi 15 décembre 2015

Prête à tout de Joyce Maynard


Quand Philippe Rey m'a proposé ce service de presse, je l'ai décliné. J'ai beaucoup aimé deux romans de Joyce Maynard, j'ai adoré la rencontrer à la librairie rouennaise, L'Armitière mais j'ai aussi été très déçue par deux titres. Marjorie a décidé de me l'offrir en mai et elle a bien fait parce que je classe ce roman parmi les réussites de l'auteure. Tiré d'un fait divers, elle a imaginé comment une jeune femme peut en arriver à avoir une relation sexuelle avec un ado de seize ans et le convaincre de tuer le mari gênant. C'est une vraie oeuvre de fiction et un regard acéré sur le monde de paillettes dans lequel souhaite vivre l'héroïne, Suzanne. Cette jeune femme sur laquelle les regards se sont toujours braqués depuis l'enfance n'a qu'une ambition, devenir journaliste télévisée. Toute sa vie est une représentation. Mais elle tombe amoureuse d'un jeune homme, l'épouse et se sent à l'étroit dans cette union. Elle décide de faire un documentaire sur les ados et part à la recherche de "spécimens" dans un lycée.


Joyce Maynard a réussi ce roman sur la manipulation, la superficialité et les apparences. On ne peut pas dire que les personnages soient sympathiques, ce n'est pas le but. Ils sont au contraire antipathiques ou pathétiques mais il me semble qu'elle a bien réussi à inventer une histoire à partir d'un fait d'hiver et à imaginer la psychologie des personnages et ce qui les a poussés à commettre ce crime. Ecrit dans les années 1990 mais publié en France en 2015, ce roman est toujours d'actualité et le restera longtemps. Le ton y est sarcastique comme j'aime et le petit retournement de situation à la fin pour un personnage secondaire m'a beaucoup plu. 
Publié en mai 2015 chez Philippe Rey et traduit par Jean Esch. 


A conseiller à ceux qui aiment les critiques de notre société.
Merci à Marjorie qui m'a offert ce roman. 

(pas de photo personnelle pour cause de portable oublié) 

dimanche 13 décembre 2015

Londres en décembre.

Pas une goutte de pluie pour notre week-end londonien. Trois jours de bonheur, de belles rencontres et de belles retrouvailles aussi. A vous deux qui êtes à Londres en amoureux en ce moment-même, je vous souhaite le même plaisir. Voici dans l'ordre: The Museum of National history, The Victoria annd Albert Museum et Chinatown.




A conseiller à tous, on ne peut que tomber amoureux de Londres.
Merci à celle sans qui ce week-end n'aurait pas eu la même saveur. Merci aussi à la librairie française La Page pour la chaleur de l'accueil. 

mardi 8 décembre 2015

Ce coeur changeant d'Agnès Desarthe

Si vous trouvez votre vie un peu trop monotone, lisez l'histoire de Rose. Vous risquez de vous dire que finalement, la monotonie, ce n'est pas si mal. Née dans une famille bourgeoise au tout début du XXe siècle, elle quitte sa famille à vingt ans pour vivre sa vie à Paris. Elle ne s'est jamais sentie aimée par sa mère et si les sentiments de son père sont plus clairs, il n'est pas aisé de vivre avec cet homme un peu étrange. Une fois arrivée à Paris, elle devient la bonne - ou plutôt l'esclave- d'une tenante de café et envoie des lettres à son père dans laquelle elle s'invente le succès. Ce n'est que le début d'aventures sans fins. Rose passera sa vie à osciller entre opulence et pauvreté. 

Force est de constater que ce roman fait un peu penser à du Zola parce qu'Agnès Desarthe décrit très bien les diverses couches sociales de l'époque. Le style est très classique, peut-être un peu trop. Rose, le personnage principale, m'est apparue comme une femme fallotte qui se laisse bringuebaler par le destin et par les personnages qui l'entourent, sans jamais vraiment maîtriser sa vie, sauf à la toute fin. par contre, le personnage de Louise, sa compagne, est haut en couleur et fait le sel de ce roman. C'est une femme qui brave les convenances, même si elle ne peut le faire que parce qu'elle utilise un homme sans défense pour en avoir les moyens financiers. 

Je ne dirais pas que ce roman est un coup de coeur, loin de là mais j'en ai aimé certains chapitres. Et je le préfère à Mangez-moi, encensé par beaucoup sans que je ne comprenne pourquoi. Comme je n'avais pas aimé le prix Le Monde l'an dernier, je me dis que finalement, je progresse vers une adéquation avec les goûts du Monde. Et puis, pour moi une romancière qui invente des intrigues, elle part déjà avec des points d'avance. 

Prix Le Monde 2015.
L'avis du Bruit des livres pour qui c'est un coup de coeur. Au contraire, Laure est passée totalement à côté. 

EDITEUR : EDITIONS DE L'OLIVIER 
DATE DE PARUTION : 20/08/15 - 335 p.

A conseiller à celles qui aiment les personnages de femmes (les hommes sont tous faibles ici)
Merci à Marjorie qui m'a offert ce roman pour mon anniversaire. 

Un papa de sang de Jean Hatzfeld

En Afrique, le temps polit les histoires à l'aide de mots merveilleux. 

Retrouver Jean Hatzfeld et ses écrits sur le Rwanda faisait partie de mes attentes de rentrée, ce fut d'ailleurs ma première réelle envie de la rentrée littéraire. C'est avec mon avis sur La Stratégie des antilopes que j'ai été sélectionnée pour être jury du prix Elle pour la première fois. Je me souviens du choc à la lecture de ce livre, je me revois, sonnée, le dévorant dans ma voiture. Une saison de machettes fut moins un choc parce que je m'attendais à ce que j'allais lire, mais la froideur du témoignage des hutus m'avait glacée. Dans ce nouvel opus, Jean Hatzfeld se penche sur les enfants des victimes et des bourreaux. Nous sommes donc moins au coeur de l'horreur, la distance nécessaire aux enfants pour survivre aux horreurs nous est bénéfique. On apprend comment l'école tente d'apaiser les tensions, expliquant le génocide sans pointer du doigt les uns et les autres, sans jamais mettre de noms sur les bourreaux. Le fils d'un ancien détenu hutu a un discours très intéressant sur la disparation voulue par les autorités rwandaises du concept d'ethnie, disparation vouée à l'échec dans un pays africain, parce que l'ethnie, c'est l'identité. Une rescapée tutsi évoque le pouvoir de la photo, le meilleur rempart contre le négationnisme. On suit aussi les pensées de ces filles enfantés par des monstres et qui semblent tellement mûres quand elles en parlent.

Bien que ce ne soit pas mon essai préféré dans cette série sur le Rwanda, je ne peux que vous recommander ce titre. Je suis aussi heureuse qu'il ait été sélectionné pour le Prix Goncourt car cela signifie que les lycéens participant au Prix Goncourt des lycéens ont écouté ce grand homme parler du génocide et cela promet de très beaux moments. 

Publié en août 2015 chez Gallimard. 

A conseiller à absolument tout le monde. 
Merci à la librairie Dialogues.

dimanche 6 décembre 2015

Face cachée : the winner takes it all

Allez, il est temps, puisque je l'avais promis, de vous donner un titre que j'écoute très souvent sans le crier sur les toits. Il est placé quatrième dans la liste des titres que j'écoute le plus et je commence toujours mes séances de running avec lui. C'est pour moi la plus belle chanson de rupture. 
Pour diverses raisons, je choisis de vous passer la version chantée par Meryl Streep et c'est un gros effort de ma part puisque j'ai découvert que Meryl Streep reste un fantasme pour beaucoup malgré son âge et je trouve ça totalement injuste. Bon, moi, je profiterai de Pierce Brosnan pendant ce temps-là. 

A conseiller à celles qui doivent pleurer un amour qui a du mal à s'éteindre. 
Merci à Abba pour cette belle chanson (et pardon d'avoir mis en ligne la version Meryl Streep qui m'écorche un peu les oreilles) et à ma fille avec qui j'avais partagé ce film et l'envie de danser qui a suivi. 


jeudi 3 décembre 2015

Les cowboys de Thomas Bidegain

Kelly est en seconde quand elle disparaît brutalement lors d'une fête country. Ses parents découvrent avec effroi qu'ils ne savent rien de sa vie, qu'elle leur cache une liaison avec un certain Ahmed qu'ils ne connaissent pas, qu'elle a complètement coupé les ponts avec ses anciennes amies. Alors que le père se jette à corps perdu dans la recherche de sa fille, la mère se demande d'emblée s'il ne faut pas laisser leur fille vivre ce qu'elle a décidé de vivre. 

Les CowboysSi j'ai trouvé quelques petites longueurs dans ce film, il pose des questions essentielles qui dépassent l'actualité. On sent d'emblée que les parents sont tous les deux dévastés par la disparation de leur fille mais ils réagissent différemment. L'homme ne se pose pas de question, la disparation mène forcément à une quête, qui est sans doute à la fois une manière de remplir un espace laisse libre dans sa vie et une forme de vengeance. On ne lui prendra pas sa fille sans qu'il réagisse, foi de père! La mère, elle, se demande à quel point un parent peut intervenir dans la vie de son enfant, qu'il soit majeur ou pas. Elle comprend vite que contrecarrer ce projet, c'est aussi probablement se mettre sa fille à dos dès le départ. Le film est porté par de très bons acteurs, François Damiens en tête talonné par le jeune Finnegan Oldfield qui joue ce frère lesté du fardeau de cette disparition. Ce film évite, me semble-t'il, les clichés et par les temps qui courent, c'était important. Il montre aussi à quel point une telle disparition laisse démuni, pour différentes raisons. Et que le seul capable de retrouver les traces de la disparue, c'est celui qui a préparé le terrain, certainement pas le père désarmé qui y va avec ses grands sabots. 

Sortie: le 25 novembre 2015

A conseiller à tous les parents.
Merci à celle qui m'a accompagnée. 

mardi 1 décembre 2015

New-York: missing de Don Winslow

Je ne lis plus de polars ou presque plus mais quand je suis allée dans la Drôme, je suis tombée en panne de livres grâce à la SNCF qui avait presque trois heures de retard qu'il a bien fallu que je remplisse  (merci aussi à Marjorie et Marie qui m'ont fait passer le temps, à tel point que j'ai failli rater mon arrêt). Il y avait ce Don Winslow dans la bibliothèque de la maison, et c'est sur lui que j'ai jeté mon dévolu.

Frank Decker est chargé de la disparition d'une petite fille noire. Quelques jours plus tard, une fillette blanche disparaît elle aussi. Les recherches se mettent en marche et s'arrêtent dès que la fillette blanche est retrouvée. Ce n'est pas du goût de Frank qui refuse de lâcher l'enquête.

Missing :New-York est le premier volet d'une série mettant en scène Frank Decker, un sergent de police de trente-cinq ans vivant au Nebraska. J'ai apprécié que pour une fois, il ne soit ni alcoolique, ni dépressif, qu'il n'ait pas de chat (je plaisante), ni de squelette caché dans un placard. Sa situation matrimoniale n'est pas au mieux, c'est tout. Quant à l'intrigue rien de bien original sans doute mais j'ai apprécié aussi que toutes les pièces du puzzle s'emboîtent parfaitement et qu'on ne nous sorte pas un coupable de dernière minute. Ce n'est pas un polar inoubliable mais j'ai passé un bon moment à le lire.

C'est une déception pour Cannibale Lecteurs mais c'est éblouissant pour Unwalkers.

Publié en février 2015- traduit de l'anglais (États-Unis) par P. Loubat-Delranc, Seuil/policiers, 303 p

A conseiller à ceux qui ont envie d'un polar qui se tient. 
Merci à celle qui m'a  fait découvrir la Drôme (et donc indirectement ce roman). 

Par le vent pleuré de Ron Rash

Eugène vit dans une petite ville de Floride. Son grand-père y fut le médecin incontournable de toute la ville. Lui cuve désormais sa pein...