samedi 28 mai 2016

Ce week-end...

Je serai au salon du livre de Caen, pour la première fois:


C'est Jean-Luc Seigne qui recevra le Prix de la ville de Caen avec Je vous écris dans le noir (qui ne m'a pas convaincue mais je fais encore partie d'une minorité). 

Quelques repérages: 
- Faut-il exposer l’auteur ? Avec Hubert Haddad, romancier (Corps désirable, Zulma), Rozenn Le Bris (directrice du festival Le Goût des Autres au Havre), Véronique Ovaldé, romancière et responsable éditoriale aux éditions Points, et la sociologue Cécile Rabot. Animé par Laurent Delabouglise, directeur du Centre régional des lettres de Basse-Normandie (CRL) et président de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FIIL). samedi 11h30. (hôtel de ville)

-Le monde à hauteur d’enfant- Avec Gaëlle Bantegnie, romancière (Au pays d’Alice, Gallimard), Isabelle Desesquelles, romancière (Les Âmes et les enfants d’abord, Belfond) et Angélique Villeneuve (Nuit de septembre, Grasset). Animé par Rémi Mauger, journaliste à France 3 Normandie (samedi 15h15, hôtel de ville) 

- La littérature est un sport comme les autres- Avec les romancières Cécile Coulon (Le Cœur du pélican, Viviane Hamy) et Astrid Eliard (Danser, Mercure de France). Animé par Minh Tra. (focément!) (dimanche, 16h, hôtel de ville)

-L’Amour ping-pong- Avec Brigitte Giraud, romancière (Nous sommes des héros, Stock), et Albin de la Simone, auteurcompositeur (album Un homme, Tôt ou tard, 2013). ( dimanche 17h15, hôtel de ville). Déjà vu au Festival Terres de Paroles et très apprécié. 

jeudi 26 mai 2016

Boussole de Mathias Esnard, lu par l'auteur

Les textes de Mathias Esnard ne s'apprivoisent pas toujours facilement. J'ai commencé celui-ci en me disant que je n'arriverai pas au bout, parce qu'il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à la lecture qu'en fait l'auteur. Au bout de deuxième chapitre, j'avais l'impression que personne n'aurait pu donner ce sentiment de mélancolie qui convient si bien à ce roman, chant d'amour envers l'Orient, tout en offrant un éventail impressionnant  de références culturelles concernant l'orientalisme. Tout le problème d'un tel roman est de lui faire honneur alors qu'il est très difficile de le résumer. Disons que la trame est construite autour des souvenirs que le narrateur garde de ses voyages en Orient avec Sarah, jeune femme dont il est amoureux.  Il est maintenant seul, de retour en Autriche, son pays natal. Cet amour est surtout un prétexte pour écrire une déclaration enflammée au Moyen Orient et notamment à la Syrie, pour rappeler à quel point Damas et Alep ont été des villes importantes où se sont retrouvés de nombreux européens. La maladie, la nostalgie sont omniprésentes dans ce roman, préfigurant, je le suppose, la maladie cette fois universelle qu'est la guerre et la nostalgie désormais inséparable des souvenirs liés à ce pays en guerre. 
Difficile de nier que ce roman regorge de références littéraires mais aussi culturelles concernant l'orientalisme mais quand on sait que cet orientalisme brasse large, d'Agatha Christie à Verlaine en passant par des femmes qui étaient pour moi d'illustres inconnues et qui ont semble-t-il, rencontré leur destin en Orient, on comprend qu'il y en a pour tous les goûts ici. C'est aussi un roman fortement ancré dans la musique, le narrateur étant musicologue. J'ai beaucoup aimé ce moment où on se rend compte que pour draguer, mieux vaut jouer d'un instrument qu'être musicologue. Notons au passage que Boussole nous fait plusieurs fois sourire, ne serait-ce que parce que le narrateur pratique avec aisance l'autodérision. 
On aurait pu penser que le foisonnement de ce roman font de lui une matière impropre à être lue, et donc à être écoutée. Je ne suis pas d'accord. Je me demande d'ailleurs si je l'aurais autant aimé en version papier. Mathieu Esnard trouve le ton adéquat pour faire écho à la nostalgie du narrateur et à celle du lecteur face à ce monde qu'on laisse disparaître. Je conseille par contre de l'écouter sans trop le fragmenter, de longues plages d'immersion me semblent nécessaires pour l'apprécier (je l'ai écouté par tranches d'une heure). 

  • Date de parution : 16 Mars 2016 (août 2015 pour la version papier) 
  • Durée : 17h57
  • Prix Goncourt 2015
Merci à Audiolib (et plus particulièrement à Audrey qui nous a suivi sur ce prix). 
A conseiller à tous ceux qui aiment Gilles Kepel (rien à voir dans l'écriture, mais tout à voir pour le reste). 

audiolib

mardi 24 mai 2016

Koumiko d'Anna Dubosc

C'est ce que je préfère dans ma vie, les souvenirs. Le présent, ça me met mal à l'aise, il y a tellement de possibilités, je ne sais pas quoi faire. 

Je vais vous avouer que je ne pensais pas que la maison d'édition Rue des Promenades m'offrirait encore une belle surprise avec ce titre, comme ce fut le cas avec Mathilde est revenue de Grégory Nicolas. J'étais même un peu sceptique et j'ai repoussé la lecture de ce livre parce qu'il s'agit d'une auteure qui écrit sur sa mère. Je ne suis pas fan d'autofiction, comme vous le savez sans doute et pourtant, j'ai été séduite. 
Anne se rend compte que l'état de sa mère, poétesse, décline. Elle se perd régulièrement, ne retrouve plus ses affaires. Anna s'agace de cette mère qui ne semble faire aucun effort et qui n'est d'ailleurs pas toujours très gentille, vit dans l'excès ("plus elle vous aime, plus elle vous haïra"),  mais on sent une profonde tendresse qui s'accroît à mesure que la fille doit prendre sa mère en charge. C'est un livre à la fois touchant et humain mais sans sensiblerie. Pas de longues déclarations à cette mère qui devient un enfant, ce n'est pas utile, on sent la force du sentiment à chaque page. Anna Dubosc réussit un tour de force en nous faisant rire sur le sujet, puis en nous touchant sans jamais verser dans le pathos et en cela, la courte scène où elle retrouve Koumiko emplie de tristesse parce qu'elle vient de lire une lettre lui annonçant la mort de sa mère, alors cette mort a eu lieu quinze ans plus tôt est une réussite. 

Merci aux éditions Rue des Promenades (et merci pour les assistants de lecture). 
A conseiller à toutes celles qui aiment les relations mères-filles. 

dimanche 22 mai 2016

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis de Jonas Jonasson

Il démarrait bien ce roman. Dédé le meurtrier, ce criminel qui dirige une agence de châtiments corporels alors qu'il est ivre le plus clair de son temps m'a d'abord fait rire, et je dirais même rire assez fort quand il découvre Dieu. C'est pour moi le passage le plus réussi de ce roman. Mais ensuite, j'ai trouvé qu'on s'enlisait dans une histoire encore plus loufoque que le premier roman de Jonas Jonasson et j'ai décroché. Dommage parce que Feodor Atkine le lit bien. 

  • Date de parution : 13 Avril 2016
  • Durée : 8h25
audiolib

jeudi 19 mai 2016

Top 3 cinéma de la semaine

Parmi les films que j'ai vus dernièrement, il y a ceux que je conseille et celui dont on peut se passer. 
Je vous conseille fortement d'aller voir Julieta (en VO bien sûr), le dernier Almodovar. Si vous aimez l'Almodovar trash ou déjanté, attendez vous à toute autre chose avec Julieta, très beau portrait de femme qui a oblitéré pendant presque dix ans tout un pan de son existence pour pouvoir se maintenir à flot. Une rencontre va tout faire basculer et faire resurgir le passé. ce que j'aime avec Almodovar, c'est qu'il ne nous donne pas toutes les réponses, ni de grille de lecture claire. On en sort en ayant parfois un avis différent sur un passage du film, c'est d'ailleurs vrai aussi avec le second film que je vous recommande. J'aime qu'on ne me prenne pas trop par la main. Emma Suarez et Adriana Ugarte, qui jouent Julieta à deux moments différents sont parfaites et vous retrouverez Rossy de Palma dans un beau rôle de garce. J'ai beaucoup aimé (si on peut dire) le double traitement des liens familiaux, entre Julieta et sa fille mais aussi entre Julieta et son père. Et bien sûr la fameuse scène de la serviette.
Sortie en France: 18 mai 2016



J'ai aussi beaucoup aimé L'Avenir de Mia Hansen-Love avec Isabelle Huppert même si j'ai eu l'impression de ne pas y voir les mêmes thèmes que les résumés lus dans les médias. Nathalie, prof de philo, a une relation difficile avec sa mère qui lui fait régulièrement du chantage pour l'avoir près d'elle. Quand son mari la quitte (par par choix mais pressé de choisir par ses enfants qui ont découvert qu'il avait une maîtresse), elle doit réinventer sa vie, autour du chat de sa mère, de ses enfants et d'un ancien élève joué par le beau Romain Kolinka (les chiens ne font pas des chats). Plusieurs thèmes m'ont touchée dans ce film: la manière dont les enfants gèrent la vieillesse des parents, la prise de nouveaux repères et la relation entre le maître et l'élève au moment où l'élève prend n'est plus en phase avec le maître. Un très beau portrait de femme parfaitement interprété.

Sortie en France: 6 avril 2016

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Inutile de s'appesantir sur Café Society, le dernier Woody Allen, à mon avis bien moins bon que L'homme irrationnel pour deux raisons essentielles: Joaquim Phoenix peut porter un film à lui tout seul, Jessie Eisenberg et Kristen Stewart ont plus de mal à le porter à deux et l'intrigue est très mince. C'est esthétiquement très beau, mais que ça semble long! 


Sortie en France: 11 mai 2016

mardi 17 mai 2016

Snjór de Ragnar Jónasson

Ari Thor vient de finir ses études et pour son premier travail de policier, obtient un poste loin de Reykjavik et de sa petite amie, dans un coin bien perdu de l'Islande, Siglufjördur. Dans cette bourgade où il ne se passe, lui dit-on, jamais rien, une série d'événements se produit: un vieil écrivain meurt, une femme est agressée et on entre dans la maison d'Ari (on ne peut pas dire par effraction puisque les habitants de Siglufjördur ne ferment par leurs portes à clé).

Ne vous fiez pas au bandeau qui tente de faire passer Ragnar Jónasson pour l'héritier d'Indridason. Il n'y a aucun lien entre les deux écritures et univers. Ragnar Jónasson est sans doute plus proche d'Agatha Christie et des who ddunit, cherchant à mettre en place des indices et non à questionner l'Islande contemporaire. Ce n'est pas un polar littéraire, c'est un polar tout court, avec comme toile de fond un village perdu en Islande. Ce n'est pas assez pour me donner envie de suivre l'auteur, mais ça le sera peut-être pour vous.

Publié le 12 mai 2016 - 352 p. 

Merci aux éditons de La Martinière
A conseiller à ceux qui veulent ressortir les écharpes. 


dimanche 15 mai 2016

L'auvergne remarquable

Je ne vais pas m'étendre sur ce week-end magique passé en Auvergne, la semaine dernière. Juste une adresse et quelques photos. Juste vous dire que j'ai hésité entre la garder pour moi, cette adresse et la partager. Trois nuits à L'Auberge des Montagnes, avec une nuit passé dans un buron à 1400 mètres d'altitude, seules au milieu de nulle part, sans électricité mais avec de l'eau chaude et une cheminée. Une cabane non chauffée pour chambre, avec une vue magnifique (et non fermée à clé, ma mère aurait détesté me savoir là-bas). Bref, un moment inoubliable, des repas somptueux (panier du buronnier inclus), un accueil chaleureux. Incontournable ! Et preuve que cet endroit est irrésistible, on en sort tous en se disant qu'on reviendra. Si vous avez des adresses un peu insolites comme celles-ci, je suis preneuse. 
photo 1: vue de la chambre
photo 2: la table à notre arrivée
photo 3: le buron
photo 4: le chemin qui mène au buron
Vous pouvez parfaire votre découverte de l'Auvergne par le très bel objet qu'est L'Auvergne Remarquable composé de photos de Jean-Louis Beltran, Pascal Chareyon, Thierry Lindauer et des textes de Cécile Coulon. 





Merci à mon médecin qui m'a conseillé l'endroit (mon médecin et moi parlons autant voyages que santé).
A conseiller à tous les amoureux de la montagne. 

jeudi 12 mai 2016

Black Mirror (série TV)

Cette série britannique fut d'abord programmée sur Channel 4 mais la troisième saison fut diffusée sur Netflix. Chaque saison est composée de trois épisodes totalement indépendants les uns des autres, avec un casting et un thème différent. Je ne vous parlerai que de la première saison pour l'instant, puisque c'est la seule que j'ai regardée. Black Mirror traite des conséquences de la nouvelle technologie sur nos vies, souvent de manière futuriste mais pas toujours. Ainsi, le premier épisode met en scène un premier ministre sur lequel on exerce un chantage. Alors même que les services secrets tentent de cacher la vidéo des maîtres-chanteurs, elle se retrouve partout puisque déposée sur youtube. Le deuxième épisode met en scène un jeune homme qui va aider une fille à participer à une émission qui ressemble à Incroyables talents et s'en mord les doigts et le dernier (voir la vidéo), mon préféré, met en scène un homme persuadé que sa femme le trompe et qui se repasse en boucle la scène stockée dans son implant. Au delà de l'aspect d'anticipation, cet épisode nous questionne sur notre rapport à revivre les événements passés, à parfois se les repasser en boucle jusqu'à friser l'indigestion. Imaginez qu'en cas de désaccord, vous ayez immédiatement la possibilité de vérifier qui a tort et de repasser la scène? 

Si j'ai trouvé le premier épisode d'un goût douteux (mais il nous amène à nous interroger sur nos pratiques), j'ai beaucoup aimé les deux derniers épisodes de la première saison et le fait qu'on ne peut pas deviner dans quel univers on va se retrouver. Robert Downey Jr a mis une option sur le troisième épisode, mon préféré, pour une éventuelle adaptation mais elle n'a pas encore vu le jour. Les américains, toujours à l'affût, vont tourner un remake de cette série cette année. Cerise sur le gâteau, on y retrouve des acteurs croisés dans Downtown Abbey (Tom et Sybil et le soupirant de Mary) ou dans Broadchurch. J'ai hâte de voir la suite. 

A conseiller à tous ceux qui aiment l'introspection.
Merci à celle qui m'a conseillé cette série. 


mardi 10 mai 2016

Invisible sous la lumière de Carrie Snyder

Les choix inattendus appartiennent à une espèce rare. La plupart, même les plus désastreux, sont prévisibles. 

Aganetha Smart est centenaire. Elle a perdu toute sa famille et vivote dans une maison de retraite jusqu'à ce qu'un jeune couple vienne la kidnapper. Que peuvent donc bien vouloir ces deux jeunes à Aggie, qui gagna en 1928 une médaille d'or aux jeux olympiques, sur le 88 mètres, juste avant qu'on ne décide que ce n'était pas une distance pour une femme et que la compétition ne devienne exclusivement masculine?

Ce roman est truffé de retours en arrière sur la vie d'Aggie et sur les liens avec les personnes importantes de sa vie: sa mère qui s'occupait des jeunes femmes célibataires enceintes, son frère George qui partit à la guerre, ses soeurs parmi lesquelles Fanny, celle dont elle était la plus proche pendant l'enfance, Glad qui fut à la fois sa rivale et sa meilleure amie. Et ce sont ces liens que j'ai préférés dans ce roman. Carrie Snyder nous rend tous ces personnages attachants. Leurs destins, tragiques parfois, nous touchent. Et ce destin de femme qui aurait pu être une grande sportive mais qui en fut empêchée par une décision arbitraires est intéressant. On n'a sans doute pas assez parlé de ce roman, je vous invite à faire un petit tour au Canada, à rencontrer Aggie et les siens et à vous rappeler que les femmes et le sport, ça n'a pas toujours été une évidence pour ceux qui prennent les décisions. Aggie n'arrêtera évidemment jamais de courir, ou pas avant de se retrouver en fauteuil roulant:
C'est à peine croyable le nombre de pensées que peut contenir un instant, le temps d'une ou deux foulées sur un circuit de gazon. 
Elle devra aussi plusieurs fois aussi faire face à l'inégalité hommes- femmes, notamment lorsque les hommes reviendront du front et qu'il faudra que les femmes leur laissent les emplois qui avaient été les leurs en période de guerre. Et parmi les points réussis, on peut aussi parler du retournement final. 

A conseiller à celles qui aiment les destins de femmes.
Merci à Cécile Coulon qui  m'a donné envie de le lire en mettant en scène certains passages lors du festival Terres de Paroles à Louviers. 

Trad. de l'anglais (Canada) par Karine Lalechère
Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : 10-03-2016

dimanche 1 mai 2016

Le lagon noir d'Arnaldur Indridason

En 1979, Erlendur travaille avec Marion, comme c'était le cas dans Les Nuits de Reykjavik, qui constituait un prequel à la série que nous connaissons bien. Deux enquêtes similaires vont se superposer dans ce roman: celle qu'Erlendur doit résoudre par ce que telle est son enquête, suite à la mort d'un islandais et celle qui le hante et vous vous doutez bien que cette dernière enquête a tout à voir avec une disparition non élucidée des années plus tôt. 
J'ai ouvert ce nouvel Indridason avec un peu d'appréhension car je n'avais pas du tout aimé Le Code Napoléon et j'avais moyennement aimé le premier volet des aventures du jeune Erlendur. Avec ce polar-ci, j'ai retrouvé l'univers tant apprécié d'Indridason et surtout le personnage mystérieux qu'est Erlendur même si le lecteur, contrairement à la supérieure d'Erlendur, connait les raisons de son attirance pour les disparitions. Comme dans Le code Napoléon, cette enquête met au centre de l'intrigue l'occupation d'une partie de l'Islande par l'armée américaine (techniquement parlant, ce n'était pas une occupation mais un échange diplomatique entre les deux gouvernements mais ce n'est pas ainsi que le vécut la majeure partie de la population islandaise). Les liens entre les deux communautés sont très intéressants et le point de vue est moins manichéen que dans le roman précédent. Il y a les islandais qui profitent du système pour faire du marché noir en un temps où les islandais ne pouvaient pas avoir accès à grand chose, et en cela, les produits américains semblent apporter une petite bouffée d'oxygène et ceux qui sont très hostiles à la présence de l'armée. Et il y a surtout ces américains qui méprisent, voire détestent les islandais et qui vivent en vase clos, ne connaissant que les autochtones travaillant à la base et ne visitant pas du tout le pays. Grâce à l'imbrication des intrigues, on ne s'ennuie pas. Et la façon dont Indridason introduit la fille d'Erlendur dans le décor m'a paru subtile. On a envie que la rencontre entre le père et la fille ait lieu. 

Publication : 03/03/2016
Nombre de pages : 320
Merci aux éditions Métailié
A conseiller aux amateurs de polars bien écrits et bien traduits (par l'excellent Eric Boury) 

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