samedi 16 décembre 2017

Quand sort la recluse de Fred Vargas

Lorsque plusieurs personnes âgées sont retrouvées mortes après avoir été piquées par des recluses, tous les sens d'Adamsberg sont en éveil. Alors que ses acolytes ne semblent pas désireux de le suivre sur cette piste-là, le voilà qui suit la trace du fil des araignées, remontant jusqu'à une bande de très sales gosses qui après avoir tyrannisé leurs camarades derrière les bancs de l'école, au point de leur avoir laissé des traces physiques, ont continué à faire des leurs. Aidé de la truculente Irène, une passionnée d'araignées, Adamsberg va tenter de percer le mystère, sans savoir que cette enquête va aussi le mener vers ses propres souvenirs enfouis. 

Encore une fois, me revoilà avec un Vargas entre les oreilles et encore une fois, quel plaisir ce fut ! Je ne suis pas une fan absolue de Vargas, je trouve que les derniers romans publiés chez Viviane Hamy étaient en dessous de son talent habituel mais celui-ci, le deuxième publié chez Flammarion renoue avec la verve de l'auteur. Irène est irrésistible et l'est d'autant plus quand elle est interprétée (car il ne s'agit pas seulement de lecture ici) par  Thierry Janssen qui est vraiment formidable, donnant vie à ce texte. J'ai parfois éclaté de rire dans ma voiture. Voilà donc une auteure, un lecteur et une intrigue qui nous prennent dans leur toile, jouant sur le double sens du mot recluse.

Publié chez Audiolib en novembre 2017. 11h54 d'écoute. 

Merci à Audiolib
A déconseiller aux arachnophobes (Tiphanie, tu as compris que ce n'est pas pour toi). 

                                                             

jeudi 14 décembre 2017

Cherbourg





Comme le dit justement ma fille, "Cherbourg, on n'y passe pas, on y va". Il était temps pour nous d'aller jusqu'à cette pointe normande. Deux jours pour découvrir cette ville semble être une bonne idée. Le premier jour, nous avons découvert la ville grâce au rando jeu vraiment bien fait car il nous a permis à la fois de découvrir l'histoire de la ville mais aussi de faire attention à des détails comme à la couleur des lumières des lampadaires. Je ne dirais pas que Cherbourg est une belle ville mais c'est une ville intéressante, mêlant maisons en pierre et maisons récentes et l'église collée aux restes du château m'a vraiment séduite, elle a un coté British. Le rando jeu fini et corrigé le lendemain matin par la charmante employée de l'office du tourisme (on avait des erreurs, mais on avait aussi des excuses, situer des éléments sur un plan, c'est moyennement notre talent, à ma fille et moi, et en plus, ils avaient coupé l'arbre repère de la photo pour tenter de nous piéger), nous nous sommes dirigées vers la musée de la mer. La brochure prévoyait cinq heures de visite, je me suis dit: "Oui, bien sûr, si on tient trois heures, ce sera déjà bien". Nous sommes restées plus de quatre heures et demi. C'est une cité de la mer très complète, que je conseille pour les plus de dix ans et qui est incontournable pour les fans de Titanic (ma fille est fan de Leonardo di Caprio, donc forcément, de fil en aiguille...). la partie sur le Titanic est très bien. J'avais vu en 2012 l'exposition parisienne sur la même thème et l'ensemble se ressemble sans qu'il n'y ait à proprement parler de redite. On y suit le parcours de certains passagers et c'est toujours un peu émouvant de découvrir si oui ou non, il/elle a survécu. L'entrée du musée d'ailleurs permet aussi de découvrir si des personnes portant le même nom que le vôtre sont passées par la gare maritime de Cherboug, avec quelques détails sur leur parcours. Cette individualisation de l'histoire est une réussite. La visite du sous-marin Le Redoutable est intéressante aussi. Ma fille, plus sérieuse que moi, a écouté toutes les indications de l'audioguide alors que j'ai préféré regarder en n'écoutant que quelques parties, les moins techniques. Nous avons fini la visite par l'aquarium, son requin et sa magnifique raie manta, puis j'ai dû rappeler à ma fille que nous avions trois heures de route pour rentrer (et accessoirement, un phare qui ne fonctionnait plus). 
Merci à Hélène et Nathalie pour m'avoir offert ma nuit d'hôtel et à ma fille pour ces deux jours partagés.A conseiller aux amoureux des sous-marins, des bateaux qui ne sont pas à la hauteur de leur réputation mais finissent tout de même par devenir mythiques et aux amoureux de Demy. 



mardi 12 décembre 2017

Le vice-consul de Marguerite Duras

- Par quelle voie se prend une femme? demande le cive-consul.
Le directeur rit.
- Quelle histoire, dit le directeur, vous êtes soûl. 
- On dit qu'elle est très triste parfois, directeur, c'est vrai?
- Oui, ses amants le disent.
- Je la prendrais par la tristesse, dit le vice-consul, s'il m'étais permis de le faire. 

Une jeune fille est répudiée par sa mère parce qu'elle porte un enfant. Elle prend la route et marche, marche, tenaillée par la faim. Cet enfant, elle ne veut pas le garder et va tenter de trouver un acheteur. Autre lieu, autre histoire, Anne-Marie Stretter, que nous avons déjà croisée dans Le ravissement de Lol V.Stein, rencontre le vice-consul, un être étrange avec un passé trouble dont l'administration ne sait pas bien que faire. 

J'ai retrouvé ici le style parfois alambiqué de Duras. Il m'a même fallu relire une phrase pour la comprendre, comme si l'auteur voulait nous perdre dans le méandre de ses phrases, comme se perd la mendiante:
N'a-t'elle pas marché davantage avant de trouver le fleuve qu'elle n'a marché en le suivant pour retrouver le nord?
Ce désir de nous perdre par la plume me semble être au cœur du roman même. Si le titre semble mettre le vice-consul au centre de l'histoire, il ne m'a pas semblé plus important dans le roman que la mendiante ou Anne- Marie; si on sait qu'il a un passé trouble, on n'apprend rien de ce qu'il a fait, si Anne-Marie Stretter est si triste, on n'en comprendra pas la raison, tout comme on ne comprendra pas vraiment le lien qui semble se tisser entre elle et le vice-consul sans que rien ne se produise réellement. Et puis, il y a ces passages entre le vice-consul et le directeur qui m'ont laissée dubitative. Duras oppose avec talent les espaces infinis de l'Indochine que traverse la mendiante aux villes indiennes étouffantes dans lesquelles vivent ambassadeur et vice-consul. Je vais encore avoir besoin de quelques romans pour totalement apprivoiser son univers. Peut-être que ce roman est en fait un tableau fragmentaire d'impressions vécues par Duras lors de sa vie en Orient puisqu'il semble qu'elle ait été obsédée par la vision réelle d'une mendiante vendant son enfant. 

Publié en 1966 aux éditions Gallimard.
Merci à Celle qui m'a prêté ce roman, merci aussi pour les échanges. 
A conseiller à ceux qui aiment se perdre. 

dimanche 10 décembre 2017

Démons de Lars Norén mis en scène par Lorraine de Sagazan

Ce couple-là se déchire très fort. Il ne sait pas vivre seul alors un soir, il décide d'inviter les voisins. Or les voisins, ce sont nous, les spectateurs. Nous allons donc assister, impuissants, aux déchirements de deux êtres dont le salut ne pourrait être que dans la séparation. 

La mise en scène de Lorraine de Sagazan est originale. D'abord parce que les spectateurs sont en vis-à-vis, je faisais ce soir-là partie des spectateurs assis dans le fond la scène. Nous regardons donc les acteurs tout en faisant face à d'autres spectateurs. Disons-le tout de suite, si vous êtes un peu timides, évitez les premiers rangs. Parce que le spectateur est mis à contribution, il est encore plus difficile de voir certaines scènes, d'entendre certains mots sans réagir. On finit par se demander si c'est ce qu'on attend de nous: agir, laisser là l'habit du spectateur passif. 
Si j'ai du mal avec les cris et les scènes trop proches de la folie, cela ne m'a pas empêché de réellement apprécier cette soirée. D'autant plus que moi, je savais des détails de mise en scène que ne connaissaient pas mes invités, parfois un peu crispés à l'idée d'être mis dans la lumière. Ce qui fut d'ailleurs intéressant dans l'échange qui suivit la pièce, ce fut d'entendre une dame expliquer qu'elle n'avait pas pu apprécier le moment, tendue qu'elle était à l'idée de devoir être mise à contribution. J'ai, quant à moi, beaucoup aimé que Lorraine de Sagazan fasse basculer le dogme, cette barrière mise  entre les acteurs et les spectateurs. Je me suis demandée si tous les spectateurs avaient eu la même impression sur ce couple; pour moi, c'est l'homme qui contient la violence et la femme qui la subit. 

Un grand merci à l'émission La Dispute qui a confirmé mon envie de voir cette pièc et à M. et N. qui m'ont accompagnée.
A conseiller à ceux qui souhaitent un peu de non-conformisme. 
Vu au théâtre des 2 Rives de Rouen
librement inspiré de la pièce de Lars Norèn 
adaptation, conception et mise en scène Lorraine de Sagazan
avec Lucrèce Carmignac, Antonin Meyer Esquerré

jeudi 7 décembre 2017

Le cœur battant de nos mères de Britt Bennett

Tous les grands secrets ont un goût particulier avant d'être révélés, et si nous avions pris la peine de faire tourner celui-ci dans notre bouche, nous aurions peut-être perçu l'aigreur d'un secret pas assez mûr, cueilli trop tôt, chapardé et transmis précocement. 

Nadia est une ado dont la mère s'est suicidée en se tirant une balle, sans laisser d'explication. Ses relations avec son père sont très distantes, peut-être ressemble-t'elle trop à sa mère pour qu'il puisse vraiment la regarder sans souffrir. Elle aime se perdre dans les bras des garçons mais elle se verrait bien rester un peu plus longtemps dans ceux de Luke, le fils du pasteur. Quand elle tombe enceinte, elle décide de ne pas garder cet enfant.

Ce roman nous entraîne dans une petite communauté noire-américaine dans laquelle tout le monde se connaît et sait tout sur les autres. De nombreux chapitres débutent d'ailleurs par un chœur féminin, celui de ces femmes d'expérience de la communauté qui observent et connaissent les mécanismes du cœur, qui connaissent aussi les hommes. Rien d'original dans le traitement de l'intrigue qui se lira et se laissera certainement oublier assez rapidement. Brit Bennet y traite de nombreux sujets qui ont, à mon avis, pour point commun les conséquences des choix sur la vie, celui de l'avortement bien sûr, mais aussi du suicide de la mère ou du manque d'amour maternel. Elle semble vouloir nous montrer qu'aucun choix n'est ni bon, ni mauvais et que tout le monde doit vivre avec ses blessures. En le lisant, je me suis dit que ça ferait un bon téléfilm, ça en dit long sur le manque de style du roman, même si certaines phrases  m'ont paru belles:
Elle refusait de le laisser enterrer son sentiment de culpabilité en elle. Elle ne servirait plus jamais de lieu de sépulture à un homme. 
Peut-être que l'aspect qui m'a le plus intéressée, c'est la façon dont l'homme vit cet avortement et cette bague de virginité, que je trouve fascinante et effrayante. J'ai par contre, comme toujours, eu du mal avec les phrasess clichés comme: 
En vieillissant, une fille se rapproche de sa mère, jusqu'à ce qu'elle se fonde peu à peu en elle, comme un patron de couture. Mais un fils devient irrémédiablement autre chose. 


L'avis d'Hélène, qui l'a lu dans le cadre du Prix Elle,  rejoint le mien. 
Publié chez Autrement le 30 août 2017- 368 pages. Traduit de l'anglais par Jean Esch. 

Merci au prix Elle des lycéennes. 


mardi 5 décembre 2017

L'espèce humaine de Robert Antelme

On ne pouvait pas faire ce que le Rhénan avait fait- c'est-à-dire agir en homme avec l’un de nous- sans par là même se classer historiquement. En nous niant comme hommes, les SS avaient fait de nous des objets historiques…

Robert Antelme fut le compagnon de Marguerite Duras. C’est pour surmonter les années de séparation, celles pendant lesquelles elle le savait dans un camp de concentration, qu’elle a écrit La Douleur. De ce long voyage visant à la déshumanisation, Robert Antelme a écrit ce magnifique livre.
De ce document, je garderai la force de l’écriture. Si Robert Antelme fut un prisonnier politique qui n’avait pas publié avant ce livre (et n’a pas publié après, sauf des écrits posthumes) , il a condensé tout son talent dans L’espèce humaine qui me semble être tout ce que Si j’étais un homme de Primo Levi n’est pas (loin de moi l’idée de remettre en cause la qualité de ce document dont le minimaliste ne me convient pas). Quelques semaines après ma lecture de ce document, il me reste des images très fortes : celle du pain qu’on partage en petits morceaux mais qu'on ne peut faire durer longtemps tant la faim tenaille, celle du bruit (oui, j’ai retenu des bruits) de la cuillère dans la gamelle de soupe, cette cuillère qui racle le fond jusqu'au bout, ce bruit qui change à mesure que la gamelle se vide et enfin la main qui se tend dans un train surpeuplé. Je garde aussi et surtout l’importance des mots et de la langue, à différents degrés, à différents moments.
Celui de l’appel, moment qui oblige à sortir de l’anonymat qui, en temps normal, protège :
Et il fallait bien dire oui pour retourner à la nuit, à la pierre de la figure sans nom. Si je n’avais rien dit, on m’aurait cherché, les autres ne seraient pas partis avant qu’on ne m’ait trouvé. On aurait compté, on aurait vu qu’il y en avait un qui n’avait pas dit oui, qui ne voulait pas que lui, ce soit lui.
L’importance de parler la langue de l’oppresseur qui redéfinit le bien et le mal :
Cette utilisation abondante et ostentatoire de la langue allemande- cette langue qui, ici, est celle du bien, leur latin- la même que celle des SS.
Cette langue qui est la seule qui vaille et qu’il est impensable de ne pas comprendre :
Puisqu’il parle, on doit comprendre.
Gilbert qui parle l’allemand s’en sert pour protéger les copains. Et puis, il y a ce mot et cette phrase qui rappellent la rébellion des allemands non nazis, même à l’intérieur des camps, ce « langsam » murmuré pour exhorter les prisonniers à ne pas se tuer à la tâche et ce « Nicht sagen » qui accompagne ce pain donné par une jeune femme qui passe dans le camp.
Mais le langage fait aussi souffrir car il est associé à des sensations perdues :
Le langage est une sorcellerie. La mer, l’eau, le soleil, quand le corps pourrissait, vous faisaient suffoquer. C’était avec ces mots-là comme avec le nom de M… qu’on risquait de ne plus vouloir faire un pas ni se lever.
En temps d’oppression, tout devient l’allié de l’oppresseur : ainsi, le sommeil est important car il n’est que la préparation du travail qu’il faudra fournir le lendemain. Ce qui devient l’allié de l’oppressé, ce sont ces moments, anodins en temps normal, qui permettent de s’échapper quelques instants, comme d’uriner.
Et cette obsession qui reste, la seule qui compte, ne pas laisser l’oppresseur gagner, ne pas leur offrir la mort en cadeau et pour cela, se battre contre le froid, la faim, le travail qui épuise :
La mort est devenue mal absolu, a cessé d’être le débouché possible vers Dieu. […] Ainsi le chrétien substitue ici la créature à Dieu jusqu’au moment où, libre, avec de la chair sur les os, il pourra retrouver sa sujétion.
Il y a aussi ces hommes qui s’éloignent progressivement de l’enveloppe charnelle qu’ont connu les leurs, et qui même au sein du camp ne sont plus reconnus par tous, franchissant alors des étapes qui les mènent vers la mort :
Celui que sa mère avait vu partir était devenu l’un de nous, un inconnu pour elle. Mais à ce moment-là, il y avait encore la possibilité pour un autre double de K…, que nous ne connaissons pas, ne reconnaîtrions pas. Cependant, quelques-uns le reconnaissaient encore.
Des images fortes, il m’en reste de nombreuses autres, un moment père-fils à la fin, la honte qui submerge, mais c’est à vous d’aller les découvrir.

Publié pour la première fois en 1947. Je découvre à l'instant que La douleur est adapté au cinéma et que le film sortira en janvier 2018. C'est Benoît Magimel qui joue Antelme. 

Un immense merci à Celle qui répare mes (énormes) lacunes car je ne connaissais pas Robert Antelme avant qu’elle ne mette ce livre –qui restera inoubliable- entre mes mains.
A conseiller à tous, absolument.

                                                 


dimanche 3 décembre 2017

Un arrêt à Sainte Mère- Eglise


Sur la route menant à Cherbourg (dont je vous parlerai bientôt), j'ai décidé de m'arrêter à Sainte Mer-Eglise après m'être rendue compte que ce nom ne signifiait absolument rien pour ma fille ! Je ne m'y étais moi-même jamais arrêtée (mais je ne sais pas si je m'étais déjà arrêtée dans le Cotentin avant cette année) et il était temps pour la normande que je suis de réparer cet oubli.

La morale de cette visite fut trouvée par ma fille (elle-même parfois assez maladroite): "En fait, quand tu es un boulet, ça peut faire de toi un héros", faisant référence à John Steele qui devînt le parachutiste américain chouchou de Sainte Mer-Eglise après avoir atterri sur l'église (du côté opposé d'ailleurs à celui où se trouve le parachutiste qu'on voit maintenant sur l'église). 

C'est grâce à son histoire sans doute et au Jour le plus long, le film avec John Wayne, que Sainte Mère-Eglise est désormais un lieu visité par 200.000 touristes par an. On ne manquera pas de sourire  (ou pas, selon qu'on y est allergique ou qu'on parvient tout de même à ironiser sur le thème) sur l'omniprésence des références aux soldats américains (on peut même, dans un fast-food que nous ne vous recommandons pas pour la nourriture mais qui est assez drôle dans le côté "too much" du décor), manger sous un parachutiste comme l'a fait ma fille. On peut aussi profiter de la visite pour manger du très bon chocolat et de bonnes pâtes de fruit à la biscuiterie. Je me suis quand-même demandée si réellement, comme me l'affirme ma fille, on ne parle plus de Sainte Mère-Eglise dans les livres d'histoire, alors que la borne (assez laide, il faut bien l'avouer) est bien là pour attester que c'est ici que débuta la voie de la liberté qui mit fin à l'Occupation. Mes collègues d'histoire-géo ont confirmé ses dires. 
Nous n'avons pas eu l'occasion de tester le rallye-découverte que vous pouvez imprimer à la maison avant la visite ou obtenir à l'office du tourisme mais s'il est aussi réussi que celui de Cherbourg, ça peut être une excellente idée de s'en munir pour une visite en famille. 

Merci à ma fille pour son enthousiasme. 
A conseiller pour compléter la culture historique de nos adolescents. 

Quand sort la recluse de Fred Vargas

Lorsque plusieurs personnes âgées sont retrouvées mortes après avoir été piquées par des recluses, tous les sens d'Adamsberg sont en ...